GENERAL DE GAULLE

"LA FRANCE EST DEBOUT".

La bataille suprême est engagée, après tant de combats, de fureur, de douleur, voici venu le choc décisif; le choc tant esperé, bien entendu, c'est la bataille de France et c'est la bataille de la France. D'immenses moyens d'attaque: c'est à dire pour nous de secour, ont commencés à déferler à partir des rivages de la vieille Angleterre, devant ce dernier bastion de l'Europe à l'Ouest, fut arrêtée naguère la marée de l'oppression allemande, il est aujourd'hui la base de départ de l'offensive de la liberté. La France submergée depuis quatre ans mais non point réduite ni vaincue, la France est debout pour y prendre part. Pour les fils de France, où qu'ils soient, quels qu'ils soient, le devoir simple et sacré est de combattre par tous les moyens dont ils disposent. Il s'agit de détruire l'ennemi, l'ennemi qui écrase et souille la Patrie, l'ennemi détesté, l'ennemi deshonoré. L'ennemi va tout faire pour échapper à son destin, il va s'acharner, à tenir notre sol aussi longtemps que possible, mais il y a beau temps déjà, qu'il n'est plus qu'un fauve qui recule, de Stalingrad à Tarnopole des bords du Nil à Bizerte, de Tunis à Rome, il a pris maintenant l'habitude de la défaite.
 

 
 
 



Cette transcription a été copié des archives de la BBC

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