Lecture: De Munich à la Libération, Jean-Pierre Azéma, Points, pp 326 - 328
C'était le rythme de progression des armées britanniques et américaines («anglo-saxonnes») dans leur invasion de la France après le débarquement en Normandie qui contrôlait la situation.
L'opération «Overlord» (le nom donné au debarquement) a réussi à donner aux alliés le contrôle de la côte normande. Les alliés ont utilisé leur armée de l'air pour maîtriser la région et ont pû construire les deux ports nécessaires au soutien des soldats.
Pendant sept semaines, après ces premiers succes, les Allemands ont résisté et la poussée des alliés a été arrêtée.
Le 5 et 6 juin, des appels à la BBC avaient demandé aux Français de passer à l'action. Le Général de Gaulle avait déclaré: «C'est la bataille de France et c'est la bataille de la France!... Pour les fils de France, où qu'ils soient, quels qu'ils soient, le devoir simple et sacré est de combattre l'ennemi par tous les moyens dont ils disposent».
Le 10 juin, Koenig (le chef suprème des FFI) a donné l'ordre de «freiner au maximum l'activité de guerilla». C'était trop tard. Des milliers de volontaires avaient commencé la mobilisation mais ils n’avaient pas d'armes et donc ne pouvaient pas aider et, en plus, étaient à découvert - et donc attaqués par les Allemands.
En effet, des centaines de Maquisards sans armes ont été tués par les forces allemandes. L'ordre allemand était de sommer la terreur.
Au lieu d'avoir une lutte ouverte et frappante, les résistants ont dû s'adapter et attendre.
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